Les montées aux refuges - Historique 2016

Pour tous les pratiquants de l'activité Trail, débutants ou confirmés, une série de rendez-vous en direction des refuges gardés du Pays d'Allevard.
Rendez-vous tous les vendredis à 18h30, dans la vallée du Haut-Bréda.
Ces rendez-vous ont une vocation amicale et permettent de découvrir l'activité Trail (course en montagne) mais aussi les différents refuges gardés qui font la richesse de notre territoire et de tisser des liens entre participants.
Bienvenue aux randonneurs qui peuvent s'organiser pour un départ un peu avant les coureurs.
Pour chaque montée les 10 premiers coureurs obtiennent des points (10 au premier, 9 au second ...etc)
Le cumul des points obtenus sur les 5 meilleures courses de chaque coureur  servira à établir le classement général
Les deux trophées seront remis à la première femme et au premier homme qui devront le remettre en jeu l'année suivante.
La remise des trophées aura lieu le dimanche 27 novembre juste après la dernière montée qui comptera pour le classement
Pour participer au challenge en mode sportif et au classement les coureurs devront inscrire leurs chrono au retour de la sortie. Ils devront aussi communiquer à l’organisation un certificat médical de non contre-indication à la pratique de la course en montagne.

Site utilisé pour le détails des parcours : Trace de Trail.fr

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2016 : voici le programme que nous avons élaboré.

les responsables des refuges sont tout à fait libre de communiquer ou d'arranger  l'arrivée au refuge à "leur sauce", tout le monde sait à présent comment cela fonctionne, si il y a un autre événement au refuge le jour de la montée cela ne gène pas bien au contraire, le réglement va évoluer un petit peu il sera consultable sur le site de Pinsot à partir du 10-15 juin sans toutefois de grand changement.
Pour tout renseignement complémentaire je reste le coordinateur des montées n'hésitez pas à m'appeler au    06 70 48 44 63 je suis toujours dispo.
A trés bientot  bonne saison 2016 à vous tous. Gilbert

RELEVE DE TEMPS - RECORDS Les Montées sur KIKOUROU

  Chalet de l'Arpette - le 1er juillet       Le Parcours

Un Bouc chez les chamois. Récit de la Montée à L’Arpette par ‘Bouk honte du sport’
Après une seule manche disputée en 2015, et après une âpre négociation, me voici dans la place en 2016 avec une participation pour la première manche qui va nous mener en haut de l’Arpette !
Hors de question de négocier cette manche :
-C’est la manche inaugurale
-Intéressant, on démarre de Fond-de-France où je ne suis jamais allé
-La trace sur la carte IGN est impressionnante !!!
Arrivé sur place, tiens, il n’y a que Fred, Gilbert et Thomas-campdedroles ? Ah mais ok, le départ est de l’autre côté du lac. Mais GROS problème de logistique : j’ai oublié de prendre un short !!! Thomas m’en prête un, prions pour que cela me porte chance, après un Ekiden avec le short du Kenyan-Blanc ou encore un Grenoble-Vizille en slip !
Rdv sur le départ avec un journaliste du Dauphiné Libéré ainsi que… des tueurs !!! Pas de place pour les poireaux on dirait ! Gilbert en est conscient, et réfléchis même à des départs décalés !
Allez hop, briefing, et ça démarre, je tente le hole-shot mais suis bloqué par un bâton, tant pis, je me cale dernier avec Thomas, les deux uniques femmes Fred et Caroline, et Gilbert, qui, déjà, nous montre un raccourci.
Et c’est vrai qu’on en voit encore certains, au-dessus de nos têtes.
Bon, pour l’instant, je me cale dernier, puis dépasse Gilbert, avec objectifs multiples :
- Ne pas terminer dernier
- Monter à l’économie pour en garder sur la fin
- Accrocher le plus longtemps possible les féminines pour dépasser ensuite le cas échéant
Et pour le début, ça va… Gilbert souffle fort derrière, et je tiens les deux féminines. Thomas avait finalement démarré avec une petite foulée qui l’emmène vite hors du champ…
On passe une rivière, et c’est parti pour une tuerie. UNE TUERIE. Les lacets s’enchaînent et sont innombrables, Fred prend le large centimètre par centimètre, je m’accroche à Caro et fais le yoyo comme je peux, même si à un moment j’arrête de couper les lacets car je commence à marquer le pas, mon corps n’est qu’un torrent de sueur…
Que les cuisses chauffent putain ! Dès que je lève la tête je vois qu’il n’y a aucun répit, et derrière non seulement Gilbert n’a pas décroché mais je l’entend vraiment proche de moi ! C’est la guerre !!! Et LUI continue de prendre les raccourcis, « SANGLIER VA » !!
Ca ne s’arrête pas, au point que ça y est, je flanche ! Caro s’éloigne, Gilbert se rapproche, je vais être dernier alors ?? Gilbert passe « tu crois que je vais plus vite que toi ? », assurément ! Et nous quittons (enfin) cette forêt maudite, putain qu’on est haut déjà, le fond de la vallée est tout en bas !
 « Dis-moi qu’on a fait la moitié », « oui, mais pas plus ! », ah… « Mais maintenant, c’est que du bonheur », ah… ?
Et je vois Fred au loin, mais haut, Caro à 50m derrière, et surtout… là-bas, sur un promontoire LOIN, ça semble être ça, le fameux pluviomètre, lieu d’arrivée de la manche ! NOOOOOOON !!
On continue de monter dans cette prairie, tout en profitant de cette belle lumière et du panorama environnant, avec une pensée pour le Pleynet que je ne suis habitué qu’à voir l’hiver avec le snowboard !
Enfin voici le vallon du Chalet de l’Arpette, un couple de randonneurs est au loin, mais nous on coupe au plus court, on voit les mecs au-dessus de nous, les tueurs plutôt, ça beugle, mais surtout Gilbert et Caro ne semblent pas si loin loin, qui sait ?
Voici l’assaut final, encore du D+, toujours du D+, putain à côté le KmV  de Saint-Pierre il est plat ou bien ? J’entends Thomas m’encourager ça fait du bien, je vais bien finir par le rejoindre ce pluviomètre !
Il semble qu’il soit possible de tenter le tout-droit, mais je préfère suivre la trajectoire du Gilbert qui contourne, hélas la dernière place sera assurément pour moi, encore un pierrier à passer avant d’enfin toucher des mains ce fameux pluviomètre, 1h11 d’effort intense, O-U-F !!!
La suite ?
Mais quel panorama…
Le massif de Belledonne, la Combe Madame, le Vercors au loin, toute la Chartreuse, les Bauges, le Lac du Bourget, quelles couleurs quelle lumière, c’est somptueux et ça justifie amplement notre souffrance !
La descente ? Pépère et conviviale, avec arrêt ravitaillement eau-de-l’arpette, une eau succulente (et glacée), un oisillon trop trop mimi, des échanges sur feu Dominique Cordel le Grand Duc 2016 ou encore le défunt cross de Montbonnot 2008 ( !!), avant le retour aux voitures où je retrouve le couple de randonneurs qui n’est autre… qu’amis d’amis avec qui nous fêtâmes le réveillon 2010-2011 !!! Enorme
Et ça se termine façon saucisson avec apéro dinatoire au bord du Lac de Fond-de-France, encore un bon moment de running, merci merci merci !
PS : VENEZ LES POIREAUX SVP, NE ME LAISSEZ PAS SEUL !

  Pierre du carre - le 8 juillet       Le Parcours

Encore une jolie manche hier soir, avec des conditions excellentes, ombre et petite brise rafraîchie par la présence du Veyton tout proche comparativement à la chaleur qui écrasait la vallée, pour cette montée au refuge de la Pierre du Carre.
Une petite vingtaine de partants, dont quelques nouvelles têtes mais pas de féminines hélas.
Rémi arrive premier en 54 minutes, mettant à l'heure le peloton bleu du club de BGSA (BellesGrimpesSkiAlp), à 2 minutes 30 cependant du record de David Barranger (récent vainqueur du Grand Duc) établi en 2014 je crois.
Quatre petits kilomètres d'échauffement sur la piste à 12% avant d'attaquer les deux kilomètres quatre du sentier en sous-bois qui amène à l'alpage du Refuge, à 27% de pente moyenne s'il vous plaît.
Quelques petites portions moins pentues appelons les des replats, pour essayer de relancer un peu l'allure, souvent en vain...
Je n'avais effectué cette montée qu'une fois, en mode fatigue au lever du second jour de la première édition de l'Echappée Belle et il m'en était resté le souvenir d'une belle bavante, confirmée hier soir.
Arrivée au refuge au soleil avec cette vue magnifique sur toute la vallée du Veyton, et mise en route des pompes pour l'apéro à venir au lieu de départ grâce à quelques concurrents ayant monté dans une poche de short un fafiot ou deux, merci à eux ! De petits amuse-bouches offerts par les gardiens du refuge, quelques "chambrages" fusant de droite et de gauche, et au bout de 20 ou 30 minutes, après l'arrivée du dernier, les concurrents commencent à redescendre par petits groupes.
L'apéro principal durera jusqu'à la tombée de la nuit sur le plat du départ avec de nombreuses et succulentes préparations maison (tourtons, pizza, cake salé aux bettes...) et les boissons sorties de l'eau du Veyton en contrebas, dont le traditionnel vin de rhubarbe de Philippe. 
Vendredi prochain, rendez-vous à Pinsot (à côté du musée) pour la montée au refuge du Crêt du Poulet !
Thomas

  Crêt du poulet - le 15 juillet        Le Parcours

On s'est bien amusé !
Cette troisième manche s'est déroulée dans d'excellentes conditions de terrain et de température, avec sûrement le plus gros peloton pour cette année, à la louche entre 25 et 30 participants, dont trois mineurs.
Rémi réalise le doublé, ainsi qu'un brownie aussi succulent que géant pour l'apéro, en bouclant la montée au refuge du Crêt du Poulet en 51 minutes (comme le pastis).
Record, pas record ?, à vérifier dans l'historique...
Nolwen, la cadette de Michel (ce dernier, troisième de la première édition de l'UT4M, est monté en mode marche/rééducation suite à sa rupture de tendon d'Achille en janvier dernier), termine première féminine à 13 ans !
Un premier apéro d'altitude sirop offert par les gardiens et tournée générale de coca aux frais de je ne sais plus quels coureurs permit aux arrivants de commencer à se réhydrater entre deux reprises de souffle.
Je ne sais si la faute en revient à la bise bien fraîche qui courait entre les tables devant le refuge ou à l'appel des libations principales à Pinsot, toujours est-il que ce premier apéro fut écourté par la redescente quasi simultanée des coureurs après l'arrivée des derniers.
Sur la pelouse séparant le musée de la halle du marché au centre du village, l'après-course gargantuesque se prolongea jusqu'à la tombée de la nuit, amenant une certaine animation dans cette calme et douce soirée d'été.
Personnellement je n'ai pas pu repartir avant minuit car Philippe, le marchand de vin de rhubarbe qui s'était attardé dans la redescente à Montarmand, s'est pointé après le départ de la troupe pendant que je préparais mon vélo pour la remontée.
Nous avons donc partagé sa bouteille et discuté sous la halle pendant deux petites heures, rejoint à mi-parcours par un kiné qui regagnait ses pénates, et sorti de nulle part enfin si, de sa voiture.
Vendredi prochain, quatrième manche avec la montée au refuge de l'Oule, une des plus faciles ou des moins dures, au départ de Gleyzin.
Thomas

  l'oûle - le 22 juillet      Le Parcours

Gilbert en vadrouille avec Frédérique quelque part dans les Alpes, le Bouk en voyage d'affaires dans un massif concurrent (la "T'es pas cap' ", course nocturne dans le Vercors sur les terres de Samontetro), quelques chochottes de BGSA, club du Piémont-Sardaigne je rappelle, aux abonnés absents (météo incertaine avec d'éventuels orages annoncés, retransmission télévisée du Tour de France cycliste....?)...
C'est dons un groupe réduit qui se présente au départ à Gleyzin : nos deux marcheurs habituels, Daniel et Philippe, et neuf coureurs auxquels il faut rajouter Julie et Jean-Paul arrivés hélas deux minutes après le départ du groupe (en l'absence de Gilbert, l'heure c'est l'heure quoi !). Julie sera la seule participante.
A l'instar des manches précédentes,les conditions sont excellentissimes, pas trop tiède malgré une certaine lourdeur dans l'atmosphère sur le bas (il a plu en début d'après-midi sur la vallée du Haut-Bréda), et sentier à point, c'est-à-dire mi-sec mi-frais comme certains fromages.
Aux commentaires d'après-course, une petite bataille semble s'être déroulée dans le trio de tête parti sur un bon rythme, d'après le peu que j'ai pu en voir dans la minute qui a succédé au départ !
Lionel Perrin touche le premier au refuge, suivi par the Norbert qui en mode "guerrier-goût du sang dans la bouche" arrache la seconde place à Matthieu dans l'ultime raidillon qui donne accès au balcon du refuge; en toute impartialité et sans chauvinisme aucun, coup de chapeau au teigneux de Crolles qui passera vétéran 2 dans quelques mois !
Malgré la fraîcheur relative en regard des jours précédents, les marcheurs et coureurs ont laissé quelques litres de sueur sur les bords du sentier, pertes qu'un premier ravitaillement liquide servi par la gardienne du refuge, merci à elle et aux participants ayant payé, a commencé à compenser : c'est la double peine des montées, on en chie de sa personne pour en plus alléger son porte monnaie !
Un peu de fraîcheur à l'arrivée en haut, due à la combinaison de vêtements plus ou moins trempés et d'un petit air, petit air qui s'affalera assez vite en début de ce pré-apéro, nous faisant sûrement regretter de quitter trop rapidement ce havre de calme et de bien-être contemplatifs au coeur du majestueux cirque de l'Oule.
A l'attaque de la descente, on croisera Jean-Paul immédiatement suivi de Julie, ils auront tôt fait de nous rejoindre plus bas après avoir atteint le refuge.
Au retour à Gleyzin, de nouvelles et fameuses préparations maison (terrine de thon de Julie et cake salé de Jean-Paul) seront englouties sans coup férir et le vin de rhubarbe de Philippe clôturera l'exercice en nous aidant à faire descendre le tout.
A ce rythme, les "after" des montées du Haut Bréda commencent à lorgner vers leur première étoile dans l'édition 2017 du Michelin...
C'est la nuit qui hélas finira par nous décrocher de notre petit ilot de Gleyzin (plus prosaïquement une table de pique-nique jouxtant le parking); quelques minutes supplémentaires à discuter encore autour des voitures et tout le monde s'éparpille jusqu'au vendredi suivant qui verra la montée au chalet de Pincerie depuis la chapelle de l'Epinay; cette fameuse première édition où Norbert le sanglier, qui avait course gagnée, avait basculé dans la brume jusqu'à Theys, à la grande satisfaction de Stéphane et Nicolas qui finiront premiers ex-aequo !
Cette chapelle est située au bord droit de la route à un petit croisement, trois cents mètres avant le lac de Fond de France.  A vendredi donc !

  Pincerie - le 29 juillet        Le Parcours

Un toutou, trois randonneurs, vingt-quatre coureurs, auxquels s'ajouteront quelques vaches faisant office de spectateurs sur les hauteurs, chose qui est loin d'être offerte à toutes les courses, et une lumière et une vue à l'arrivée à la gloire des beautés de notre planète. 
En cette belle fin d'après-midi qui me voit me hâter doucement à vélo vers la chapelle de l'Epinay, lieu de départ de la cinquième manche du challenge des montées du Haut Bréda, les méditations qui me tiennent habituellement compagnie lorsque je pédale m'inclinent à ce moment à penser qu'en cette période de vacances et de ce que d'aucuns appellent le traditionnel chassé-croisé de juillet/août, peu de monde va venir participer. 
En vue de la chapelle je devine au loin la voiture de Stéphane Vial qui m'a doublé quelques minutes plus tôt.
C'est lui qui aujourd'hui, en l'absence de Gilbert, donnera le signal du départ après les quelques indications préalables au bon déroulement de la montée.
Quelques minutes plus tard et alors que 18h30 se rapprochent à grands pas, balayant d'un coup mes pensées de tout à l'heure, un flux soudain de voitures et de motos vient déposer comme par enchantement deux grosses dizaines de gaziers qui s'en vont fleurir aussitôt de couleurs et tenues variées les champs et bosquets alentour, sans équivoque sur la suite : ça va suer méchamment et saigner velu dans les sous-bois et alpages dans les minutes à venir...
D'autant que le plateau de ce soir, comme on entend souvent sur les classiques épreuves internationales d'athlétisme (piste, semi, marathon), s'avère relevé et présente une bonne densité de pointures (entendu à la télé, copyright Patrick Montel).
Et de fait David Barranger, du plateau des Petites Roches en Chartreuse où s'est tenu en début d'été la course du Grand Duc qu'il remporta haut la main, va réussir à tenir son pari de toucher au but, à savoir la grande terrasse du chalet de Pincerie, en moins de quarante minutes.
Il pose là un temps qu'il sera difficile d'abaisser pour nous autres, communs des mortels !
Lionel Bouzon, de Saint Pierre d'Allevard, arrive en seconde position, deux minutes à peu près derrière David, pour sa première participation cette année au challenge; Lionel a terminé second de la "petite" Montagn'hard en début de mois, ça n'est pas non plus un lapin de trois semaines.
Stéphane finira cinquième, si cela n'est pas de l'investissement pour un organisateur, qu'on me découpe en lanières et qu'on me fasse frire dans la graisse de marmotte...
Olivia Bouzon termine première des filles, ce qui scellera la supériorité des locaux sur...au hasard la Chartreuse de David, pour aujourd'hui j'entends. A noter qu'il y avait aujourd'hui trois féminines en mode course et deux marcheuses. Le genre du toutou -voir l'introduction pour les dissipés du bulbe- étant resté dans le domaine du confidentiel toute la soirée, on reste de toute façon loin de la parité femme/homme. 
Sur la belle terrasse du chalet, dans une lumière "époustoubourrifante" projetée sur le cinémascope des sommets de Belledonne nord dont tout photographe pourrait rêver une vie, yeux et sens grand ouverts, je goûte ces quelques moments de répit au milieu des commentaires des potos, dans un moment privilégié d'éternité : Rocher Blanc, Badon, Argentière, Arguille, Valloire....
Foin de ce lyrisme tout personnel, la descente nous ramène à la réalité; on croise Manu, parti de la chapelle en touriste du fait de son arrivée très tardive et qui monte en sandales à bon rythme. Quelques minutes d'arrêt pendant lesquelles il nous explique que son père, Daniel Barbier, est à deux doigts de stopper son aventure sur la Transpyrénéa après plus de dix jours d'affilée en montagne suite à des problèmes d'ampoules au pied qui empirent jour après jour... 
A l'arrivée en bas, la table installée par Stéphane s'avère trop petite pour accueillir la pyramide de victuailles et boissons apportées par les participants pour le traditionnel apéro d'après course.
La soirée continuera dans le superbe embrasement des sommets nous dominant, toujours avec cette fantastique lumière, jusqu'à ce que la fraîcheur habituelle qui suit le coucher du soleil fasse sortir vêtements supplémentaires ou resservir nourritures et breuvages à forte valeur calorifique. 
Vendredi prochain, pour la montée au Cinq Crêts, la seule délocalisée par rapport au Haut Bréda, le départ se situe, lorsque l'on vient de Goncelin, à la première route à droite (panneau le Paquelet) six-cents mètres après le tout petit centre de Moretel de Mailles que la D525 traverse d'un jet. Il faut ensuite prendre une deuxième fois à droite sur cette petite route secondaire et parcourir quatre-cents mètres environ jusqu'au hameau de départ. 
A vendredi ! - Thomas

  Les 5 Crêts - Le 5 août       Le Parcours

Gilbert et Stéphane nous choient : Des p'tits jeunes qui montent (de plus en plus fort !) 
Début de journée pluvieux en ce vendredi de la sixième manche des montées qui nous verra nous hisser, le terme n'est pas exagéré on verra plus loin, depuis le Paquelet jusqu'au sommet des Cinq Crêts, montagne très boisée séparant le bassin de Saint Pierre d'Allevard du Grésivaudan de Goncelin.
Miraculeusement la dernière averse prend fin deux heures avant le départ, ça doit l'effet magique "montée du Haut Bréda"...
A 18 heures passées les participants arrivent doucement mais toujours pas de Gilbert.
Il nous rejoint peu après, descendu directement du sommet après un balisage qui s'avérera indispensable et l'installation d'une clarine à faire tinter à l'arrivée.
Cette montée, une des deux nouveautés de cette année, et quoique étant celle montant le moins haut et au caractère le moins montagnard, sera à mon sens la seule à revendiquer le label "sanglier" : peu de chemins ou pistes et un final mémorable, totalement hors traces dans un véritable mur en sous-bois où même les chaussures à semelles fortement crantées tiennent à peine, pour parler en termes courtois !
Entre le terrain parfois gras qui fait zipper un appui sur deux, la quantité d'arbres à enjamber, le slalom entre les troncs restés debout à effectuer...les coeurs se sont emballés plus d'une fois !
Heureusement nous étions peu nombreux au départ et le peloton s'étire rapidement, nous permettant de nous lâcher sans vergogne et en toute impunité puisque sans témoin, afin de proférer jurons et autres noms d'oiseau, qui pour un appui faisant reculer de deux mètres, qui pour une branche attrapée et qui reste aussitôt dans la main, qui pour une glissade et la chute qui suit sur une branche morte cachée sous les feuilles...
Me revient d'ailleurs en mémoire cette minuscule trace en dévers, superbe et très confortable comparativement au reste, que Gilbert, dans son raffinement suprême, a interrompu par une rubalise en travers, nous obligeant à attaquer frontalement à gauche un mur à 45 degrés ou pas loin, gras et bien encombré. Je venais de dépasser Daniel et avais pris quelques mètres d'avance. Las, j'ai du mettre dix secondes avant de trouver un appui me permettant de démarrer enfin l'attaque de la difficulté, ce qui fait que Daniel et moi nous retrouvons côte à côte.
A ce petit jeu de crapahut, deux frères venus de Grenoble et dont je m'excuse de ne pas me souvenir ni d'avoir demandé les prénoms, ont bien tiré leur épingle du jeu, le plus âgé arrivant premier en haut (après avoir néanmoins raté la clarine installée au sommet pour filer droit vers la croix de Saint-Genis) quelques minutes avant son cadet, âgé de 16 ans seulement, laissant seulement Stéphane le local s'intercaler entre eux.
Cette arrivée sur la crête sommitale se fait dans une ambiance magique, avec une lumière filtrant entre les troncs et éclairant des lambeaux de brume fantomatique poussés par un petit air frais.
On s'imagine un moment dans la forêt de Brocéliande, s'attendant à tomber nez à nez avec Merlin l'enchanteur au détour d'un hêtre ou croiser Panoramix en train d'herboriser.
On attend Frédérique et Kenny qui auront aujourd'hui fait office de serre-file pour ce petit groupe et on attaque la descente par la remontée (!) à la croix de Saint-Genis pour une photo de groupe.
Ce retour s'effectue par les nombreux hameaux du haut Saint Pierre.
Apéritif habituel au lieu de départ avec aujourd'hui la tarte au chocolat confectionnée par la mère de Julien, un des neveux de Gilbert.
Les montées du Haut Bréda, c'est aussi une affaire de famille, en plus d'être avant tout un grand moment de plaisirs partagés !
Vendredi 12 août, montée aux lacs et refuge des Sept-Laux, avec ce superbe cadre bien connu des randonneurs et montagnards, au départ de Fond de France. Thomas

  Les 7 laux - Le 12 Août       Le Parcours

Une fois de plus, pour cette septième manche du challenge, nous sommes harcelés par un grand ciel bleu.
Mais que fait la police ? 
Une petite quinzaine de participants au départ, dont Hubert le vainqueur de la semaine dernière, qui est venu sans son petit frère mais avec un pote. Il va remettre le couvert aujourd'hui pour le second doublé consécutif de cet été (après celui de Rémi aux montées de la Pierre du Carre et du Crêt du Poulet); son ami finira second.
Mais que fait la police ? 
Frédérique sera la seule féminine au départ; mais que fait....? etc 
A dix-huit heures trente passées, Gilbert lâche les fauves et ça part dans tous les sens !
Le Bouk me double à vingt à l'heure en pleine côte, après deux cents mètres je ne vois déjà plus les premiers en dépit d'un champ de vision vaste et éloigné...
On franchit rapidement le ruisseau du Pleynet, qui va grossir le Bréda quelques dizaines de mètres plus bas, par une nouvelle passerelle et on rentre dans le bois et son fameux, séculaire et si fréquenté chemin aux innombrables racines.
Une fois n'est pas coutume, sur ce parcours très emprunté par des randonneurs -cadre et refuge obligent- nous avons le plaisir de croiser des marcheurs ou d'en doubler d'autres, nous obligeant ainsi à lever la tête du guidon de loin en loin.
A la sortie du bois, au niveau du chalet du Gleyzin, dans cette combe du Cul de la Vieille rayé par la longue diagonale montante du sentier, j'aperçois deux ou trois coureurs me précédant sur lesquels je ne reviendrai pas. Les premiers sont déjà hors de vue !
Inexorablement, Thibault, que j'ai dépassé quelques minutes plus tôt, me revient sur les talons et me passe dans les derniers hectomètres, raides et techniques, qui franchissent le ressaut qui donne accès au lac Noir. J'atteinds donc ce dernier, où est jugée l'arrivée, juste après lui et en un peu moins d'une heure.
Les premiers sont déjà changés ou habillés, en pleine sieste ou attendant stoïquement les derniers.
Hubert est monté en quarante-quatre ou quarante-cinq minutes, effaçant du coup le record de Stéphane datant de l'an dernier; son pote finit second, Lionel Perrin troisième, Stéphane quatrième et Norbert cinquième (sauf erreur de ma part).
Frédérique, en dépit d'une opposition féroce (Kenny, le Bouk...) remporte haut la main le classement féminin. 
Tout ce petit monde attend le dernier qui ne tarde plus et on se dirige en suivant vers le refuge des Sept-Laux pour un premier apéro.
Merci à Thibault qui a sorti le plus gros billet de la journée pour cette occasion !
Je ne vais pas refaire le coup de l'Arpette ou de Pincerie dans le lyrisme exalté, mais bien évidemment le cadre sublime et si connu/couru qui s'offre à nos yeux valait bien la montée et la sueur évacuée... 
On redescend en petits groupes par l'itinéraire des Deux Ruisseaux, réalisant ainsi la boucle.
Je me retrouve dernier en compagnie du Bouk et au retour dans le bois on est obligés de sortir les lampes (le téléphone de Julien et une frontale qu'heureusement j'avais oublié dans ma banane au départ).
On arrive finalement à la nuit noire, preuve que l'été est déjà bien entamé. 
Le traditionnel apéro durera jusqu'à vingt-deux heures trente bien tapées autour de la table installée par Gilbert devant le petit bacha du départ. 
Vendredi prochain, c'est hélas déjà la dernière manche de cet été (avant la grande finale de novembre), avec la montée au refuge de la Combe Madame.
Le départ se fait à côté du parking situé à l'angle du carrefour de la Martinette, trois cents mètres avant Fond de France. 
A vendredi !

Les 7 Laux, un coin de paradis !
Le 29 juillet dernier, rebondissement je ne pouvais être présent à la manche n°6 des Montées aux Refuges du Haut-Bréda, celle qui montait au Chalet de Pincerie.
En ce 12 août, rebondissement je parviens à être présent à la manche n°7 qui, de plus, semble être la plus belle de toutes, la montée au Refuge des Sept Laux !
Et je suis d’autant plus motivé que je n’ai jamais traîné mes baskets dans ce coin de Belledonne !
18h25 la troupe est en place, je reconnais pas mal de tête, on a même des guests en provenance des Grési-courant, Fred, Thomas, Stéphane, Gilbert, et les Gagne père&fils entres autres…
Ce brave Kenny d’ailleurs, on avait fait une belle bataille à la manche n°3 lors de la Montée au Refuge du Crêt du Poulet ! Je balance un saucinnesque « mais tu avais dit que tu ne reviendrais plus ! », suivi d’un « tu m’attendras hein »… Oui, car des gens que je vois je sens que je vais devoir, comme lors de la manche n°1, me battre pour ne pas être dernier…
Briefing de Gilbert, même si ce coup-ci vu qu’on suit un bout de GR, il n’y a qu’une intersection à ne pas rater, à 400m de D+ !  En l’occurrence, suivre la direction du « Chalet de Gleyzin » et non « les Deux Ruisseaux », nous redescendrons d’ailleurs par cet itinéraire, comme ça on fera une boucle !
Et vlan 18h30 la quinzaine de chamois s’élance !
Kenny est déjà 5ème, je pars prudemment juste devant Fred et Gilbert, puis tente un sprint au moins rejoindre un des grési-coureurs et Thomas.
Au pont on voit les 4 « élites » qui veulent en découdre !! Quant à moi j’arrive au pont, il y a un groupe de colo semble-t-il, l’accompagnatrice me sort « mais vous montez au Refuge des 7 Laux ??? », « bah oui ! Et on resdescend par les 2 Ruisseaux ! », bouche bée de l’accompagnatrice !! Je les imagine avoir passé toute la journée sur les chemins et en être exténués !
Quant à moi, ça y est, ça grimpe, nous sommes dans la forêt, le Grési-coureur me passe, devant je vois Thomas en compagnie de Kenny mais tous deux relancent, bon…
Suite de la grimpée, putain soit on prend les lacets soit les raccourcis avec des grosses marches, je me retourne le moins possible mais ne peux échapper à voir Fred fondre doucement mais surement sur moi… Et devant Kenny, avec un écart stable…
Quelques lacets, je commence à me faire une raison et espère que Gilbert est, lui, largué… Mais VISION CAUCHEMARDESQUE il est devant Fred, à mes basques !! Et ne tarde pas à faire la jonction, ce « coureur des bois » qui parvient à couper tout !! Coureur des bois !!
Et devant Kenny non seulement fait des arrêts inopinés, mais cherche aussi parfois le sentier (mais c’est pas pour autant que je le rattrape !).
Fred fait la jonction, tout en me motivant comme il faut « il y a une belle blonde au refuge » !! On a fait mine de rien 350m de D+… Et Gilbert plus haut a mis une mine !!!
Enfin c’est moi qui passe Kenny, et plus haut je distingue la fameuse piste forestière, Fred a relancé, je relance… 20 mètres ! Kenny relance plus, mais voilà, il reste 600m, je crois que son compte est bon (quel naïf ce bouk)
Nous voici à l’embranchement, je crois voir un mec descendre là-bas, ah non c’est Fred qui est déjà si loin ?! On sort de la forêt, on aperçoit le Chalet du Gleyzin, mais surtout, où monte-t-on ? En face ? Puis la vérité éclate, non, on remonte tout le vallon direction sud-est ! Pfiouuu
En tout cas derrière nous on voit bien la montagne de l’Arpette, cette fameuse première manche mémorable !
Et nous voici sur un pur sentier de randonnée, étroit, avec ses pierres, son D+, il faut relancer quand on peut, et ce Kenny débarrassé de ses bâtons mais qui me met toujours la pression.
Parfois on lève la tête, pour voir Gilbert et Fred loin… Et surtout on devine à droite de la cascade que le final sera sévère. Je me remémore d’ailleurs Gilbert me dire « gardes-en pour la fin », mais aussi « tu ne connais pas ? c’est beau là-haut », Fred d’ailleurs m’a indiqué « c’est une des plus belles randonnées de Rhône-Alpes », rien que ça !
Qu’il est long ce sentier ! Et quand même, il faut regarder chaque pas ! On double des randonneurs qui partent bivouaquer là-haut, puis me voici dans le mur final. Kenny s’est rapproché, et me balance même un « tu avais dit que tu m’attendrais ! » - C’est le final. Le bouquet final. Ca tire de partout !
Et le Kenny qui tente de prendre droit dans le pierrier ! Ne rien lâcher
Un des coureurs est en train de redescendre, « il reste beaucoup », « oh, 5-6 minutes », ah…
Et soudain Norbert est là, redescendu encourager Kenny ! Et pour le coup c’est 200% saucisson !!!
« Allez va le croquer » , « Il reste rien allez », « Donne tout »
J’essaye de m’insurger contre cette triche manifeste !!!!!! D’autant que je donne déjà tout ! Mais enfin, nous voici à un semblant de plateau, les 15 sont là-bas, je termine donc avec le sourire en 1’10’’45 (Et Gilbert qui m’avait annoncé un 1h10, respect !!).
La suite c’est on rejoint en groupe le fameux refuge des 7 Laux, l’occasion de découvrir cet insoupçonnable panorama ! 10 petites minutes et nous arrivons au Refuge pour le pot de l’amitié. La suite (ça caille !!) c’est la redescente par l’itinéraire bis dit « des deux ruisseaux », l’occasion de voir que d’un côté comme d’un autre ça grimpe sévère, puis la nuit finalement tombe plus vite qu’avant et l’on se fait surprendre sur la fin que l’on fait à la frontale + au portable !
Et on en termine avec l’apéro traditionnel, merci Gilbert !

  Combe Madame - le 19 août      Le Parcours

Dernière de la série estivale des Verticales du Haut Bréda, la montée séche de vendredi 19 août était de Fond de France au refuge de la Combe Madame pour 700m+ sur 4,3km. 
Plus ou moins en retard et plus ou moins échauffés, nous sommes autour d'une vingtaine a écouté le briefing de Gilbert et Stéphane.
Le profil s'annonce roulant donc les bâtons ne sont pas indispensables. De nombreux relances sont à prévoir ! CA va aller vite ! Après 500m de goudron, le sentier devient typique de Belledonne : cailloux et racines. Le long du torrent, il y aura peut-être quelques coupes. Enfin, le chemin sort de la forêt pour découvrir les alpages et terminer dans les oseilles autour du refuge de la Combe Madame. 
Le départ est rapide. Matt et Stéph discutent et David prend le large dès le début. Derrière un peloton de 5-6 se forme.
Dès les premières pentes raides, les écarts se creusent. Malgré une grosse moisson de coupes, chaque mètre gratté se paie dans les relances suivantes. Nous doublons 2 randonneurs rapides dans une clairière. Les conditions sont bonnes voire même un peu chaudes : Les arrivants seront rouges et humides à l'arrivée ! 
Après l'effort intense, le rafraîchissement au refuge est vraiment apprécié. Tout le monde redescend ensuite ensemble, quoique certains joueront aussi la descente ... 
Et pour finir, toujours l'apéro dinatoire avec un quasi-concours de cuisine. Un régal ! 
Prochaine session et remise des prix à la montée au chalet du Léa (un vrai KV) le dimanche 27 novembre à 10h.
Sylvain

  Chalet du Léa - Le 27 Novembre       Le Parcours